Les avancées scientifiques de ces dernières années ont permis de cloner des êtres vivants, de les modifier génétiquement. La mécanique a pris le relais sur l’organique. Les corps sont devenus une matière première à remodeler.Mon travail est un vrai laboratoire de recherche qui corrèle objets organiques et non organiques. 

La matière vivante est produite par la matière chimique organisée en réseaux. L’espace se veut hybride, en volume et en creux, mi-réel, mi-virtuel. J’ai souhaité relier deux mondes différents, créer une fissure entre des choses vivantes et non vivantes. Mais aussi des instants et des espaces bien précis.Il se crée une tension entre l’inachevé et le continu.C’est une trame d’idées et d’espaces enchevêtrés.

Les sculptures que je conçois intègrent l’essence de l’activité humaine. Celles-ci confrontent les ressources, les énergies, le naturel et les nouvelles technologies. Je joue sur les polarités entre le naturel et l’artificiel, la relation entre l’intérieur et l'extérieur, le faux et le réel, le précieux et le banal.

Mes installations composent une nature polymorphe et métaphorique. Les formes se fondent, se confondent de façon intrinsèque. L’environnement est le fondement de ma réflexion artistique, environnement au sens large du terme, c’est à-dire ce qui nous entoure (environnement social, environnement géographique, économique, urbain).

J'essaie d'introduire de la vie au sein de productions urbanistiques et industrielles afin d'y faire émerger les opposés et de créer de nouveaux organismes hybrides, biomécaniques.