Libre Tribune, 2019

 

Conférence 

 

Conférence, débat et performances , Beaux-Arts de Paris, 2019

 

Avec le soutien du Cercle Chromatique 

Ecosystème de l’art:

-Aujourd’hui on ne parle plus du milieu de l’art mais de l’écosystème de l’art. Pourquoi? 

-Le monde de l'art est en évolution constante. Quels sont les nouveaux moyens permettant d'aider les artistes de se faire connaître, de diffuser leur travail et de le vendre? 

-Est-ce que les réseaux qu'alimentent eux-mêmes les artistes de leur travail leur permettent à leur travail d'être plus visible et donc plus attrayant pour les potentiels acheteurs? 

-Aujourd’hui il y a de plus en plus de collectifs, d'associations comme celle d'ASAP créées par les artistes pour les artistes. Il y a une forme de mutualisation et de collaboration qui s'est mise en place ces dernières années au sein de la communauté des artistes. Est-ce le nouveau fonctionnement de l'écosystème de l'art? 

-Comment internet et les réseaux sociaux ont-ils changé le rapport à l’art et son marché? 

Marché de l’art: Quelques chiffres pour commencer: en 2018, en Occident, 51% des oeuvres vendues ont été vendues sous le seuil de 1000$, 79% entre 1000 et 5000$ et 4% au-dessus de 5000$. Près de 40% sont des peintures. 

-Qu’en est-il du rôle des institutions publiques sur le marché de l’art? 

-Si l’oeuvre est un produit financier comme un autre, la question de la production et du rendement se pose. Les artistes sont-ils soumis à cette disposition et comment? 

-Dans le documentaire The great contemporary art bubble réalisé par Ben Lewis en 2017, on nous dit que la vente aux enchères d’oeuvres d’art contemporain a augmenté de 800% entre 2003 et 2008. L’art n’a jamais été autant commercialisé et le marché de l’art est devenu un marché financier comme un autre. Certaines oeuvres dépassent des records de vente. Quelles sont les stratégies des marchands d’art pour faire augmenter une côte et donc le prix des oeuvres d’un artiste? 

-Sont-ce les investisseurs qui dirigent le marché de l’art aujourd’hui? 

-Dans tout marché financier il y a des règles. Peut-on réguler les spéculations financières sur les oeuvres d’art? 

Economie de l’art:

-Peut-on construire réellement son propre modèle économique et de fonctionnement ? Si oui comment? 

-Quels sont les dispositifs directs et indirects que l’état met en oeuvre pour aider les artistes? Comment vivre de son art? 

-Souvent l'artiste a un statut d’auto-entrepreneur et a des modalités de travail proches: réseau, co-working, horaires flexibles, changement de lieu d’activités. Peut-il être considéré comme une entreprise sachant qu’il a quasiment toujours une pluralité de revenus ?

Rémunération de l’artiste: -Dans la plupart des travails, le salaire est comptabilisé en temps/horaire, même dans de nombreux métiers dits indépendants. Or l’artiste n’est pas un commerçant. Comment peut-il évaluer le prix de son oeuvre? Et peut-on fixer le prix d’une oeuvre? 

-Certaines galeries et institutions culturelles remboursent les frais de production. Le remboursement est-il déduit de la part de vente touchée par l’artiste? Comment cela se passe si aucune oeuvre n’est vendue? 

-Les acheteurs qui placent leur argent dans une oeuvre, la revendent après pour en obtenir un prix plus élevé. L’artiste touche t-il quelque chose dans ce cas là? 

-Pourquoi le travail des artistes n’est pas rémunéré ou ne rend pas t-il compte du temps passé? 

-Selon l’INSEE, le métier d’artiste est conçu comme étant un travail intellectuel et de cadre, or la majorité des artistes vivent du RSA. Cela veut-il dire que les artistes n‘arrivent pas à trouver une place au sein de la société ou qu’ils n’arrivent pas à s’y intégrer? 

-La répartition financière dans le milieu de l’art est inégalitaire. Comment pourrait-on palier à ça? 

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